Notions philosophiques

Publié le par Sebastien BOUFFAULT

CONTRAT SOCIAL

 

Pour ARISTOTE, « l’homme est un animal politique » car toute cité est naturelle. Q cet image de Socrate qui refuse la libération que propose Criton pour ne pas discréditer l’image des Jurés. L’homme renonce à vivre dans un état de nature. Les Protestants du XVIe siècle conlueront un double contrat entre les hommes et Dieu et les hommes et le roi. GROTIUS  et PUFENDORF, tous deux philosophes du XVIIe siècle, remarqueront que les hommes ont la réaction inéée de s’associer. HOBBES (XVIIe) affirmera que la construction d’un état résulte d’un calcul rationnel des individus. On obéit au Souverain non pas parce qu’il est plus fort que nous mais pour lui donner la force d’assurer la paix : il est l’âme du peuple.

 

 

NATURE

 

La nature est ce qui naît et renaît. Elle est une substance, une vérité interne des êtres. Pour ARISTOTE, il y a dynamisme, finalité : tout être cherche à réaliser sa nature et cette finalité maintient l’identité de l’être à travers les accidents. La nature ets la norme interne à réaliser et la limite à ne pas dépasser. Depuis le XVIIIe siècle, la nature est la matière. Pour GALILEE et NEWTON,la nature est la science des phénomènes : il n’est pas nécessaire de connaître la vérité intime des choses. La nature est utilisée et maîtrisée. Pour ROUSSEAU, les animaux sont guidés par l ‘instinct (les chats meurent sur des tas de fruits car ils ne sont pas programmés pour en manger)

 

 

THEORIE ET EXPERIENCE

 

Au XVIIe siècle, la physique ets la science de la nature : on doit s’instruire de la nature.On réonne par induction : une multitude de faits en fait déduire une loi universelle mais elle peut être remise en cause car 1) une conclusion ne peut être tirée de prémisses. Pour HUME, la science ne peut être fondée rationnellement. Les lois scientifiques ne sont ques des habtitudes psychologiques acquises à l’issue d’observations répétées. 2) Tout énoncé d’observation présuppose déjà une théorie. Ce ne sont pas nos connaissances qui se fixent sur les objets  mais les objets qui se fixent sur notre pouvoir de connaître. Il n’y a pas de connaissance scientifique indépendamment de l’activité de l’homme qui questionne la nature et la soumet à ses hypothèses.

 

 

TRAVAIL

 

Pour PLATON, la division du travail est le principe même de la Cité. Pour ARISTOTE, il était tout à fait normal de recourir à l’esclavage. Pour SMITH et RICARDO, les hommes expriment leur marque sur les marchandises. Pour HEGEL, le travail permet à l’homme de se reconnaître dans ses oeuvres. Il donne une forme humaine à nos désirs. Pour MARX, le travail des Prolétaires n’est qu’un moyen de survie. Il faut passer d’un « chacun selon ses capacités » à un « chacun selon ses besoins ». Pour HARENDT, le travail est indispensable à la vie, l’oeuvre est le monde artificiel et l’action (la politique) relie les hommes entre eux. Travail et oeuvre sont des conditions de l’action. Le problème des sociétés modernes est que l’oeuvre est devenu travail. Pour KANT, « l’homme doit tout tirer de lui-même ». Grâce au travail, il s’éduque ; KANT et HEGEL insistent sur la valeur formatirce du travail. La technique lui permet d’entreprendre des actions qui ne sont pas déterminées par la nature. La nature est un lien social. Pour ARISTOTE, c’est une valeur d’échange d’un produit, une aliénation (MARX) : l’homme ne se reconnaît plus dans son produit.

 

 

LE TEMPS

 

Il est cyclique mais il est irréversible. Les choses passent mais ne reviennent pas. Pour ARISTOTE, « le nombre du mouvement selon l’antérieur et le postérieur ». Le temps a unh rapport avec le changement. Pour SAINT AUGUSTIN, le mode d’être du temps est de ne pas être. Il est une distension de l’âme, éloigné de la présence divine qui est. Car seul est ce qui demeure présent, l’éternité. _ présent du passé, présent du présenet présent du futur_. Selon BERGSON, la philosophie moderne refuse le privilège à l’être par rapport au devenir. Elle insiste sur le caractère créateur du temps. Il est « à venir » : le temps est créateur car imprévisible. La durée est ce par quoi le réel déborde le possible. Pour HEIDEGGER, l’être est être car il anticipe. Pour KANT, espace et temps sont des formes à priori de notre sensibilité.

 

 

LA RAISON  

 

C’est la faculté mentale qui relie des choses dispersées et les ordonne vers une progression qui va des principes aux connaissances. JUGER (comparer et classer), RAISONNER (déduire une nouvelle propositions d’une multitude d’autres), DELIBERER (peser la réalité et les moyens pour faire face aux problèmes, la « prudence » antique)

 

Elle repose sur auqtre principes :le principe d’identité (ce qui est, est), - le principe de contradiction (on ne peut pas soutenir deux theses contradictoires), - le principe du tiers-exclu (il n’y a pas de milieu entre le vrai et le faux), - le principe de raison suffisante (tout a une cause)

 

 

CONSCIENCE ET INCONSCIENCE

 

La conscience est « tout ce qui se fait en nous de telle sorte que nous l’apercevons immédiatement par nous-même », DESCARTES. La conscience devient un modèle de vérité, séparée du corps. La conscience est métaphysique. Pour HUSSERL, « tout est conscience de quelque chose ». La conscience est intentionnelle, dirigée vers autre chose qu’elle (contraitement à la thèse de Descartes), elle est proportionnelle au monde. »

 

L’inconscient :l’homme est étranger à lui-même. « la certitude de soi de la conscience n’est pas un savoir vrai de soi », RICOEUR. ALAIN refuse l’idée d’inconscience, c’est seulement un fantôme, « une manière d’abdiquer  de sa volonté propre». Pour SARTRE, il y a duplicité de la conscience. Pour KANT, le devoir moral s’impose, pour NIETZSCHE, la conscience morale  est le signe de domination des forces réactives et négatives du pouvoir de vie.

 

 

PERCEPTION

 

C’est identifier, caractériser, dsitnguer des formes et les comparer. Elle est interprétation : notre corps est en contact avec un monde de significations. L’esprit pose les relations entre les sensations etles rapports à un objet. »Ceci est un X », est une expression de la puissance d’affirmation de la consncience. Pour la phénoménologie, elle  n’est pas le résultat d’une construction synthétique de l’esprit mais une ouverture première de l’être au monde, une expérience du coprs propre.

 

Il y a une objectivité de la perception : vois-je bien la même vérité  que mon voisin ? Pour DESCARTES, c’est un jugement (morceau de cire). Le langage ordinaire nous fait croire que ce sont des jeux.

 

 

VERITE

 

C’est une exigence intellectuelle de faire correspondre les pensées et les discours de l’être à la réalité. Etre dans le vrai, c’est représenter fidèlement une réalité.

 

-          Il existe une réalité indépendante des représentations produites par l’esprit humain. Notre esprit peut produire des représentations erronnées. – La représentation légitime est celle qui est conforme à son objet. La vérité consiste à relier l’esprit au chose.

 

-          Pour DESCARTES, la vérité est l’évidence, la certitude. Pour LEIBNIZ, il faut préserver l’évidence en la fondant sur un critère objectif qui reste toujours dans les règles de la logique. Il y a les vérités de la raison (logique) et la vérité de fait (elle doit être constatée Cf. HUME) Pour FREUD, les erreurs se différencient des illusions (providennent des désirs) et des délires (contraires à la vérité) Pour KANT, le mensonge nuit à tout homme. Pour NIETZSCHE se demande pourquoi vouloir le vrai alors que dans la vie tout est faux.

 

 

LANGAGE

 

 

C’est un « code de signaux » (BENVENISTE). Pour DESCARTES, l’homme parle car il est doué de raison.  C’est « arranger ense,ble diverses paroles et d’en composer un discours ». le langage est articulé autour d’un nombre d’unités. Le langage est une aptitude humaine alors que la parole est un acte individuel et concret du sujet parlant.  Pour SAUSSURE, il y a le signifié et le signifiant et le signe est arbitraire. Chaque langue reflète une culture et une vision du monde différente. AUSTIN a travaillé sur les performatifs et GRIMALDI sur le pouvoir des mots dans le domaine des flatteries et des calomnies.

 

 

STRUCTURALISME

 

En linguistique, cette théorie repose sur la distinction entre signifiant et signifié selon SAUSSURE. La langue n’est qu’un ensemble de différences. L’école de Prague dont JACKOBSON et le cercle linguistique de Copenhague (HJELMSLEV). CHOMSKY dit que l’on peut faire une infinité d’énoncés avec une quantité finie d’unités. En anthropologie, LEVI STRAUSS remarque que l’interdit de l’inceste est une des constantes des civilisations et que chaque mythe révèle les inconscient d’une culture. En psychanalyse, LACAN montre que l’inconscient est structuré comme un langage. FOUCAULT entreprend une archéologie du savoir, il travaille sur l’espiste,e ou « l’ ensemble des relations qu’on peut découvrir entre les sciences » tandis qu’ALTHUSSER propose une relecture de l’oeuvre de MARX.

 

 

DECONSTRUCTION

 

Pour NIETZSCHE, c’est ruiner les prétentions métaphysiques. DERRIDA montre qu’il y a un « logocentrisme », que c’est la langue parlée qui domine. Même chez les philosophes, l’écriture participe à une instabilité, une désintégration du sens. La DIFFERANCE est la remis ene cause de toute conception métaphysique du langage. Il s’oppose donc au structuralisme (1 système ne vaut que parce qu’il est différent des autres) Pour DERRIDA, le sens n’est jamais présent : il est différé à un moment de désintégration de la présence du sens. La différance contribue à la ruine du sens (signifié-signifiant) La dissémination consiste à dire qu’un texte est indécidable.

 

Aux EU, les destructuralistes les plus connsu furent Paul DU MANS, MILLER et HARTMAN.

 

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Publié dans Philosophie

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